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Trekking dans le massif du M'goun


1░ jour - Vallée d'Arous : Agouti - Entrée des Gorges d'Arous.

2░ jour - Entrée des Gorges d'Arous - Plateau de Tarkeddid.

3░ jour - Gorges de Wandras

4░ jour - Plateau de Tarkeddid - Vallée de oulilimt via le M'Goun

5░ jour - Descente de l'Assif-n-Oulilimt

6░ jour - Tighremt-n-Ait-Ahmed - Ighrem Izdarn

7░ jour - Ighrem Izdarn - Tiliwine

8░ jour - Tiliwine - Tarzout (Vallée d'Arg)

9░ jour - Tarzout -Aguerzaka (gorges du M'Goun, première partie)

10░ jour - Aguerzaka - Tamalout (gorges du M'Goun, deuxième partie)

11░ jour - Tamalout - Tabarkhacht (Vallée des roses)

12░ jour - Tabarkhacht - Qualaat M'gouna (Vallée des roses)

 


1░ jour - Lundi 3 août

Vallée d'Arous : Agouti - Entrée des Gorges d'Arous Carte

Durée : 3h30

Dénivelé : 530 m

L'après-midi nous redescendons pour remonter la gorge d'Arous jusqu'au bout. Là, elle devient infranchissable par un randonneur sans une expérience d'escalade. Par contre, elle peut se descendre en rappel. Ambiance canyon profond, magnifique 2h30, 230 m.

Il y a une bonne source pour faire le plein des gourdes.

Maisons de piséNous passons dans des villages berbères. Nous pouvons observer la vie locale. A cette altitude au Maroc, c'est la période des moissons. Des paysannes coupent le blé dans des parcelles minuscules. Les épis sont ensuite battus avec une méthode très ancienne : des mules piétinent le blé pour en extraire les graines. Les femmes berbères sont magnifiques dans leurs habits et leur coiffe colorés. Les bonbons sont très appréciés par les gamins qui ne réclament pas trop mais sont très curieux. Ils ne veulent pas être pris en photo mais avec des bonbons la négociation est possible.


2░ jour - Mardi 4 août

Entrée des Gorges d'Arous - Plateau de Tarkeddid Carte

Durée : 5 h

Dénivelé cumulé : 1130 m

Départ 8h, on remonte vers le col Amskic à environ 3300 m en 3h (960 m de dénivelé). En route au bout de 45 minutes de marche, on passe près d'une source, dernier point d'eau avant le prochain bivouac. Plateau de TarkeddidAu col, nous remontons la crête du Jbel Tarkeddid au lieu de redescendre directement vers le plateau en direction du sud-ouest pour atteindre le point culminant l'Aghauri à 3565 m. Cependant nous n'irons pas jusqu'au bout car le ciel est menaçant et quelques gouttes commencent à tomber. Sur un sommet à la cote 3450 m, nous entamons une descente un peu alpine directement vers l'ancien refuge que l'on peut apercevoir au milieu du plateau où nous allons bivouaquer deux nuits (2800 m). Le confort au refuge est très sommaire mais au moins nous sommes à l'abri du vent et de la pluie. Finalement nous plantons notre tente à côté du refuge près de la source de la Tassaut.


3░ jour - Mercredi 5 août

Gorges de Wandras Carte

Durée : 6h30

Dénivelé cumulé : 170 m

A 8h nous suivons la Tassaut en descendant le long plateau de Tarkeddid. Au bout de 45 minutes nous pénétrons dans les gorges. D'abord larges et basses, elles se resserrent et deviennent très profondes. Nous laissons à droite le sentier qui monte au col et qui permet de contourner les gorges. L'ambiance avec le soleil qui se lève est grandiose. Parfois la gorge n'est large que de quelques mètres et profonde de plusieurs centaines de mètres. Plus nous avançons et plus la progression devient problématique. Gorge de WandrasDes passages d'escalade et de désescalade pas toujours facile, apparaissent très souvent. Après une heure de descente nous ne pourrons plus suivre le fond de la gorge. Des cascades barrent le chemin. Nous suivons alors des vires qui deviennent de plus en plus aériennes empruntées semble-t-il, plus souvent par les chèvres ou les moutons que par les randonneurs.

Nous cherchons un rappel équipé de 20 à 30 m qui nous permettrait de rejoindre le fond de la gorge. Nous avons cherché, en vain. D'autre part, nous n'avons pas trouvé d'endroit sûr où poser une sangle. Bref, après deux heures d'investigation et pour ne pas prendre de risque, nous nous résignons à revenir. Nous ne regrettons rien. La gorge est grandiose et sauvage, certains passages sont très aériens. Il convient de bien regarder où l'on pose les pieds. La glissade est interdite. Attention aussi aux chutes de pierres parachutées par les moutons et les chèvres qui vont chercher quelques pousses d'herbes dans des passages biens escarpés des falaises. Si le rappel existe nous ne l'avons pas trouvé. Pour ceux qui voudraient faire la descente complète, il faut se résigner à faire un rappel sur sangle ou emmener quelques spits et pitons, mais je ne sais pas si cette pratique est très bien appréciée ici.

Après 6h30 de ballade et seulement 170 m de dénivelé nous sommes de retour au campement. Nous avions prévu la descente de la gorge avec une remontée soit par le même itinéraire soit en passant par le col. Pour remonter la gorge, il faut emmener des coinceurs.


4░ jour - jeudi 6 août

Plateau de Tarkeddid - Vallée de oulilimt via le M'Goun Carte

Durée : 6h30

Dénivelé cumulé : 1200 m

Tout le campement est sur la mule !A 7h, nous quittons le campement après avoir tout plié et chargé sur la mule, direction le M'Goun. Nous remontons vers l'est par le chemin de l'itinéraire normal. Nous débouchons dans une grande combe toute en pierrier.

Vers le sommet du M'gounNous la remontons de la droite vers la gauche jusqu'à une épaule d'où on découvre le sommet et la longue arrête qui permet d'y accéder (900 m- 2 h). Nous rejoignons l'arrête en coupant une grande pente est. Puis sans difficulté, nous atteignons le sommet. Il est 10h30, 3 h30 de montée tranquille. Lorsque l'on observe les montagnes qui nous entourent on les imagine recouvertes d'un épais manteau blanc et nous avec les skis aux pieds. Il faudra revenir en hiver...

Après 50 minutes de repos, de rêverie et de remplissage d'estomac, il faut penser à redescendre. Nous prenons le chemin inverse jusqu'au col sous le sommet, puis nous nous engageons dans la grande combe pierrier NO. Dans le bas de la combe, nous nous dirigeons vers la droite en direction de l'Assif-n-Oulilimt. Nous passons au pied d'étranges phénomènes géologiques. Des espèces de grands monolithes appelés ici Pain de sucre. A voir de près, on dirait des cailloux assemblés avec de la terre, mais au toucher, c'est solide comme du granit. Nous passons ensuite devant une source. C'est le dernier point d'eau avant le lendemain. Là où nous bivouaquons il n'y a ni eau ni source à moins d'une heure de marche. Après 2h15 de descente nous arrivons au campement (2650 m) juste avant une bergerie construite dans des grottes à gauche et juste après un gros bloc blanc.


5░ jour - Vendredi 7 août

Descente de l'Assif-n-Oulilimt Carte

Durée : 4h30

Dénivelé cumulé : 200 m

Nous partons tranquillement vers 8h du matin. Nous descendons cette large vallée désertique, un peu monotone. Au bout de 50 minutes nous atteignons la source. En fait l'eau sort de nulle part au milieu de cette vallée aride. Là nous rencontrons un petit Berbère qui garde quatre dromadaires. C'est surprenant de trouver ces animaux ici en pleine montagne.

Plus nous descendons, plus la vie est présente. Le paysage change. Les montagnes qui bordent la vallée à droite trahissent d'immenses bouleversements géologiques. Il y a quelques milliers d'années des pans entiers ont glissé pour venir boucher la vallée. L'eau a fini par trouver un chemin et a créé une gorge infranchissable par le simple randonneur. Notre guide connaissant bien cette région nous amène au plus près au fond de la gorge. Ainsi nous arrivons aux "cheminées de fées" appelées ici Pain de sucre. Nous descendons vers le lit de la rivière.

Nous continuons à suivre le fond de la vallée jusqu'au refuge Ain Aflafad. Il est possible d'y passer la nuit et de faire quelques achats à la petite épicerie. 15 min après, nous arrivons à notre bivouac au Tighremt-n-Ait-Ahmed qui est un bâtiment en ruine très spectaculaire. C'est d'après Ali un ancien grenier à blé berbère. Altitude 2250 m. Là, il y a suffisamment d'eau pour se laver entièrement et faire la lessive.


6░ jour - Samedi 8 août

Tighremt-n-Ait-Ahmed - Ighrem Izdarn Carte

Durée : 4h30

Dénivelé cumulé : 200 m

TighremtNous quittons le campement vers 9h. Nous passons au pied du Tighremt. Après plus d'explications, ce bâtiment était il y a longtemps le lieu communal et fortifié d'un village. Les pauvres paysans entreposaient leurs aliments et s'y retrouvaient pour manger et pour se réunir. Ce grenier permettait d'avoir un lieu sûr pour se protéger des attaques des villages voisins qui convoitaient la nourriture vitale dans ces montagnes isolées.

Nous suivons la rivière tantôt en traversant les villages accrochés sur les flancs de la montagne tantôt en suivant le fond de la vallée qui devient de plus en plus vert. De minuscules parcelles de cultures en tout genre sont irriguées par un système de canaux complexes. Les villages sont de plus en plus nombreux et peuplés. Nous sommes assaillis par une multitude de gamins réclamant bonbons ou stylos. Parfois un adulte demande un médicament pour soigner un mal de tête, une brûlure, un mal de ventre etc...

Après 4h30 de marche nous arrivons au village Ighrem Izdarn. C'est le village d'enfance de notre guide Ali et c'est là qu'habite son père et une bonne partie de sa famille. Ce soir nous ne couchons pas sous la tente. Heureusement car il y aura un gros orage pluvieux dans la soirée. Nous avons la chance exceptionnelle de partager un vrai repas berbère dans la plus pure tradition. C'est-à-dire tel qu'il est pratiqué tous les jours ici. Nous mangeons une soupe, du méchoui et du couscous arrosés de coca ou de fanta, religion oblige! Préparation du méchouiLe méchoui est un chevreau cuit dans un four traditionnel. C'est une cheminée conique faite de pierre et de boue séchée. Un trou est pratiqué en bas pour allumer un feu jusqu'à obtenir une belle braise. Une petite chèvre des montagnes est sacrifiée et préparée. Elle est enfournée verticalement par le haut du four embrochée sur un morceau de bois vert. Le haut du four est ensuite refermé hermétiquement par des pierres scellées avec une préparation un peu spéciale. Il s'agit du contenu de l'estomac de la chèvre mélangé à de la terre et de l'eau. C'est pour donner du goût. Le four est ainsi scellé et le tout cuit pendant 1h30 à 2h à l'étouffée. Ce n'est pas du tout le méchoui que l'on voit faire à la broche chez nous mais c'est excellent. Des invités de dernière minute se joignent à nous. Il s'agit de quatre jeunes prêcheurs. Ils passent de village en village et de maison en maison réciter les paroles du Coran qu'ils connaissent par coeur. Ils font cela pour tous les musulmans qui n'ont pas le temps de faire leurs prières ou d'aller à la mosquée. L'hospitalité, le gîte et le couvert et parfois des offrandes leur sont donnés en échange de leurs prières.


7░ jour - Dimanche 9 août

Ighrem Izdarn - Tiliwine Carte

Durée : 3h30

Dénivelé cumulé : 460 m

Vers 10h nous partons d'Ighrem Izdarn. Nous remontons vers la vallée de Tichki. Au village de Tichki (village de montagne), nous faisons une halte chez la mère d'Ali (première femme de son père). Elle vit dans une maison de pisé au confort extrêmement rudimentaire mais nous sommes quand même invités à prendre le thé. Il n'y a pas beaucoup d'Européens qui pourraient supporter longtemps ces conditions de vie. Elle ne comprend pas pourquoi tous les Européens qu'elle voit ont des chaussettes ou des vêtements blancs qui, ici, sont forcément sales. Son premier souci étant le nettoyage. Dans tous ces villages, la lessive se fait dans la rivière été comme hiver. On comprend mieux pourquoi les femmes berbères ont leurs vêtements très sombres mais ornés de quelques accessoires de couleurs vives, elles sont vraiment superbes.

Nous arrivons au Tizi-n-Ounbat. De ce col apparaît la vallée d'Arg. Les espaces sont immenses. On se sent moins oppressé par les montagnes environnantes. Une fois de plus le paysage change complètement. Nous plantons notre bivouac au village de Tiliwine sur l'espace plat qu'utilise les paysans pour battre le blé. Nous sommes dans une vallée où passent très peu de randonneurs et les habitants ne sont pas habitués à voir des étrangers. Nous sommes constamment épiés et suivis partout et pour tout, c'est parfois désagréable. Ces quelques familles berbères vivent ici pendant la saison d'été puis redescendent dans la vallée pour passer l'hiver. L'isolement ici est complet. On se sent vraiment loin de tout. Ce qui marque le plus c'est le nombre d'enfants. Pour les quatre familles qui vivent dans le village, nous avons vu au moins 20 gamins de tous les âges. Pendant une soirée nous avons été l'attraction du village.


8░ jour - Lundi 10 août

Tiliwine - Tarzout (Vallée d'Arg) Carte

Durée : 3h50

Dénivelé cumulé : Aucun

Nous descendons la vallée d'Arg. La vallée se creuse et se rétrécie doucement. L'eau se fait rare. Nous traversons toujours de petits villages peuplés semble-t-il, uniquement d'enfants. Nous arrivons au confluent avec l'Assif Mjdag. La vallée se resserre toujours doucement jusqu'à devenir une gorge, mais jamais très impressionnante ni trop étroite, elle est par contre très sauvage. En deux jours nous n'aurons vu aucun Européen. Nous rejoignons enfin la vallée du M'Goun qui est déjà une gorge très profonde. Nous bivouaquons en bas du village de Tarzout. Petite fille berbère portant son petit frère sur le dosNotre guide connaissant beaucoup de monde dans la vallée, nous sommes invités à prendre le thé chez un habitant du village. D'autres hommes du village se joignent à nous mais pas de femmes. Pendant cette petite réception, les enfants du village sont les gardiens de nos tentes, quelques petits bonbons seront leur salaire pour avoir effectué cette surveillance.

Le bivouac de Tiliwine peut être évité moyennant une bonne journée de marche de 6 à 7 h. Dans l'ensemble les journées de marche peuvent être rallongées à 5 à 6 h. Il faut cependant tenir compte pour les étapes (1) des points d'eau pour le ravitaillement et (2) de son endurance surtout si le trek dure plus de 10 jours. Nous avons vu des groupes de randonneurs ayant prévu de longues étapes et terminer sur les genoux ou sur le dos d'une mule. Je conseille également de commencer le trek par les étapes avec du dénivelé (Toubkal, Mgoun) car au bout de 10 jours l'organisme est fatigué et les montées paraissent difficiles. Des amis ont terminé leur Trek dans le Haut-Atlas par l'ascension du Toubkal, et bien qu'ils soient tous des marcheurs confirmés ils ont souffert.


9░ jour - Mardi 11 août

Tarzout -Aguerzaka (gorges du M'Goun, première partie) Carte

Durée : ??

Dénivelé cumulé : Aucun

Départ de Tarzout vers 8 h. Nous mettons aux pieds de vieilles baskets car nous allons passer une bonne partie de la journée les pieds dans l'eau. Nous descendons donc la gorge du M'Goun. Tout d'abord, pendant un long moment, nous empruntons un sentier dans la montagne qui contourne la rive gauche du lit de la rivière. A cet endroit elle n'est praticable que par des adeptes du canyonning qui acceptent de se mouiller bien au dessus des genoux. En tous cas les mules ne peuvent pas passer car il y a trop d'eau due aux précipitations de ces derniers jours.

Le sentier continue le long de la falaise et semble se diriger vers un cul de sac, 50 m au-dessus du fond de la gorge. Mais là dans une profonde entaille dans la falaise le sentier continue. Il descend par des lacets raides et étroits jusqu'à la rivière. Cette fois-ci les mules passent par ce chemin impressionnant. Ici la chute est interdite.

Gorge du M'gounGorge du M'gounNous pénétrons aussi dans la partie étroite et la plus spectaculaire de la gorge. Les gens appellent cette partie de la gorge Achabou. Il est dangereux de s'y aventurer si l'orage gronde dans le haut de la vallée. Même s'il existe quelques échappatoires, l'eau peut très vite monter. C'est pourquoi, il est de coutume ici de franchir le défilé le matin, les orages se déclenchant souvent l'après-midi. Nous n'avons jamais eu de l'eau plus haut que mi-cuisse. La traversée de cette partie de la gorge dure une petite heure, ensuite si elle est toujours aussi magnifique elle devient moins spectaculaire. AguerzakaNous passons le grand village de Tiranimine et nous allons bivouaquer à Aguerzaka sur les hauteurs du village dans une aire de battage du blé, sol idéal pour planter une tente. Au centre du village nous ne sommes pas observés que par des enfants mais aussi par les adultes et c'est assez désagréable.

Si la gorge du M'Goun est magnifique et spectaculaire, elle est d'un accès facile. Les gorges d'Arous et surtout celle de Wandras sont beaucoup plus impressionnantes, austères et sauvages même s'il y a peu d'eau. L'impression d'être écrasé, isolé, tout petit face à cette immensité est difficile à décrire. La progression est difficile et sportive et c'est peut être aussi cela qui attire et fascine. Pour tous ceux qui aiment parcourir des gorges, je conseille de faire en quelques jours la boucle dans un sens ou dans l'autre : Agouti - Gorge de Jerro - Agersif - Ghougoult - Tasgaïwalt - remontée de la gorge de Wandras où coule la Tassaout - la plateau de Tarkeddid - Gorge d'Arous et retour à Agouti. Vous pouvez en profiter pour monter au sommet du M'Goun au passage.


10░ jour - Mercredi 12 août

Aguerzaka - Tamalout (gorges du M'Goun, deuxième partie) Carte

Durée : 4h30

Dénivelé cumulé : Aucun

Poursuite de la descente de la gorge du M'Goun. Elle est de moins en moins profonde mais comme nous continuons à suivre le fil de la rivière, nous marchons souvent dans l'eau. Au bout de 2h environ nous sortons des gorges Imi-n-Ouagga et nous arrivons à une ville Ighrem Agdim. TamaloutNous poursuivons jusqu'à Tamalout où nous installons le bivouac dans un pré à quelques mètres de la rivière.

Tamalout est la première ville où nous rencontrons les premiers signes de modernisme : piste carrossable oblige. Nous sentons les premières odeurs de gaz d'échappement, nous entendons les moteurs diesel des groupes électrogènes fournissant de l'énergie pendant quelques heures dans la journée. Nous voyons des châteaux d'eau et des travaux pour acheminer l'eau courante. Un pont au-dessus du M'goun est en construction.


11░ jour - jeudi 13 août

Tamalout - Tabarkhacht (Vallée des roses) Carte

Durée : 4h30

Dénivelé cumulé : Aucun

A 9 h, nous levons le camp. Nous continuons à descendre le M'goun. La vallée s'élargit, le M'goun gonfle. Nous passons près d'une grande ville Hdida. La végétation sur les bords de la rivière devient luxuriante. Les habitants possèdent de petites parcelles où poussent du maïs, des patates et de la luzerne essentiellement. Les parcelles sont entourées par des canaux d'irrigation, des arbres fruitiers et par des rosiers qui font la réputation et qui ont donné le nom à cette partie de la vallées du M'Goun. Nous en profitons pour nous gaver de figues noires et blanches, c'est la pleine période de la récolte mais attention aux risques de diarrhées!!! Dans cette ville il est possible de terminer le trek en prenant le taxi. Une bonne piste en train d'être goudronnée permet de rejoindre Qalaa't.

Nous descendons encore une zone isolée de la vallée du M'Goun. Puis nous arrivons à Tabarkhacht. Nous passons la nuit chez l'habitant. C'est une famille qui a accueilli Ali lorsqu'il faisait ses études. Dans cette maison où vivent 6 personnes, il y a aussi 2 vaches et 1 veau, des chèvres, des poules... Une deuxième partie de la maison est en construction depuis 6 mois. Il n'y a encore ni fenêtre ni porte. Il n'y a juste que les murs et le toit. Nous sommes reçus comme des rois dans le salon de thé. Nous allons y prendre le thé, manger et dormir. Au repas, on nous sert le traditionnel coucous au mouton dont le goût simple n'a rien à voir avec les couscous occidentaux.


12░ jour - Vendredi 14 août

Tabarkhacht - Qualaat M'gouna (Vallée des roses) Carte

Durée : 2h30

Dénivelé cumulé : Aucun

Etape courte et identique à la précédente sauf qu'il faut se résigner à revenir à la civilisation.

HdidaSi ce n'est pas la période de la floraison des rosiers (fin avril début mai), la vallée des roses au-dessus de Hdida représente plus beaucoup de nouveauté et d'intérêt. Au cours de cette dernière étape, les premiers dattiers font leur apparition, signe que l'on se rapproche du désert. La vallée des roses est une jolie vallée verdoyante mais ne présente sa caractéristique particulière que lorsque les rosiers sont en fleurs, pour nous ce n'était pas le cas.

Nous arrivons à Qualaa't en 2h30 dans la maison de notre guide Ali. Il nous prépare la Tajine au poulet pendant que nous prenons une bonne douche, un luxe que nous n'avons pas connu pendant tout notre trekking! La toilette est ici un exercice assez difficile. Pendant les trois derniers jours, nous avons campé près de la rivière, mais comme il était impossible de trouver un coin tranquille pour ne pas être observé, nous n'avons pu faire qu'une petite toilette de chat. La nudité est interdite car blessante pour la mentalité et les coutumes locales.

Nous profitons de cette escale pour faire une grosse lessive avant qu'un énorme orage précédé par une belle tempête de sable nous fasse apprécier de ne pas être sous la tente.

Fin du trek, il nous reste 5 jours pour une visite des environs, en voiture cette fois-ci et sans guide. Nous avons plein de bons souvenirs de ce voyage et nous n'oublierons pas les habitants qui malgré leurs faibles moyens, nous ont toujours réservé un accueil chaleureux. Bonne leçon d'humilité.

Gorge du Todra Gorges du Dadès Gorge du Nomade près des Gorges du Dadès